• 2510: Economie

    by  • 22 avril 2011 • An de Grâce 2510, La Campagne • 0 Comments

    Sortant d’une année passée dans l’ombre à se faire oublier, les Comtes Vampires tenaient à leur revanche. Des entrailles de son sombre repère, l’ombre de Nagash insufflait une vigueur débordante à ses sbires. Son esprit parcourait tel un vent invisible les terres du Vieux Monde et les morts ne trouvaient pas le repos. Revigorés, les Seigneurs vampires entreprenaient de vastes travaux sur leurs fiefs. Ainsi, l’exploitation des minerais, et notamment du sermandor, se poursuivait avec frénésie dans les Marais de la folie avec la découverte de nouveaux filons. Il est vrai que les marais étaient menacés par les Rois des Tombes et il semblait que les Comtes Vampires souhaitaient exploiter la région jusqu’à épuisement avant d’avoir à se retirer. La grand route entamée à Nagashizzard poursuivait son tracé plus au nord, passant à quelques miles à l’ouest de l’impétueux Karak Haraz, le plus grand volcan des terres du Vieux Monde. Elle continuait jusqu’à la citadelle naine de Karak Azul, récemment tombée dans la servitude éternelle.

    Une économie de guerre se met en place, basée sur une exploitation intensive de toutes les ressources destinées à alimenter les armées en campagne

    Economie

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    Dans les Montagnes grises, le vieux Lichemeister Heinrich Kemmler, faisait rehausser les défenses du Mont de Krell, plongé dans les brumes. Il se doutait que ses ennemis bretonniens héréditaires ne seraient pas long à revenir porter le siège en sa demeure. Enfin, ce vaste projet de reconstruction était complété par les débuts de la construction en Nagashizzard d’un gigantesque mausolée à la gloire de Nagash (centre de savoir), entièrement en marbre et pierre d’obsidienne.

    De leur côté, les Rois des Tombes surmontaient leurs difficultés passées. Les prêtres-liches accomplissaient les rituels anciens dans les temples et pyramides des antiques nécropoles, diffusant l’énergie alimentant le lien entre le peuple de Néhékara et son royal souverain. Un projet pharaonique naissait dans le cœur desséché du vieux Settra : il souhaitait bâtir une pyramide dépassant tout ce qui avait pu être conçu du temps de son vivant. Il porta son choix sur la capitale éternelle de Khemri. Des milliers d’esclaves déjà trépassés affluèrent en colonne des quatre coins du royaume alors que les artisans émérites à l’état de cadavre mobilisaient leurs anciennes compétences afin d’ériger le plus fantastique ouvrage des terres du sud. Mais le chantier prit du retard. Non point par les conditions climatiques ou des raids ennemis, mais par la faute d’un de ses architectes, mort depuis des siècles, mais qui voulut imprimer sa marque dans l’élaboration du projet, par excès d’un orgueil qui, lui, n’avait pas péri.

    Dans la périphérie du royaume, les peuples récemment conquis faisaient montre d’une indocilité qui réveillait les sentiments dominateurs des Rois des Tombes. Si à l’est, les tribus gobelinoïdes de l’échine du diable demeuraient relativement calmes, la situation était bien plus tendue dans les terres arabiennes autour des ruines de Bel Aliad. Les tribus nomades récemment soumises et asservies étaient au bord de la révolte. En réaction, le Prince de Zandri durcit sa politique à l’égard des farouches rebelles. Plusieurs dizaines d’entre eux furent emmenés dans le désert brulant et exposés aux pires tortures. Le fouet et la faim mâta tout esprit de révolte.

    Dans leurs royaumes morcelés, les gens du peuple de Grugni poursuivaient leur rêve millénaire : la restauration de l’empire. Et celui-ci prenait de plus en plus forme. Jamais, depuis des siècles, les Nains n’avaient tant cru à ce projet et ils étaient portés par un enthousiasme sans pareil. Les Nains poursuivaient leur élan expansionniste, mais ils avaient besoin d’or. Sans hésitation, ils mirent à contribution leur propre peuple, mais également les hommes tombés sous leur emprise, notamment dans les principautés frontalières. Les impôts prélevés étaient bien lourds, mais dans l’ensemble, aucun mouvement de contestation ne se fit entendre.

    Les grands travaux se poursuivaient, supervisés par les maîtres engégnieurs des différentes corporations d’artisans. Les territoires récemment conquis au sud en étaient les principaux bénéficiaires. Un réseau routier était aménagé sans peine dans la province de Thracia et jusque dans les Voûtes. Enfin, le roi Thorgrimm prenait la décision d’aménager les réseaux souterrains attenants aux grands halls des joaillers de Karaz-a-Karak afin d’en faire une vaste salle d’archives où seraient entreposés tous les savoirs ésotériques et les chroniques historiques du peuple Nain. Il convia ainsi tous les rois et princes des citadelles naines ainsi que leur suite lors d’un banquet mémorable dans la grande salle du Roi au plafond incrusté des gemmes les plus précieuses. La plus vieille aristocratie du royaume apporta avec elle les archives et écrits les plus éloquents, véritables trésors d’érudition et de savoir (centre de savoir).

    A l’est, la vaste administration mécanique des Nains du chaos semblait se gripper. Certes, le chantier du grand temple d’Hashut lancé l’année précédente et qui devait dépasser la tour noire actuelle, était en progression, mais certaines ressources faisaient défaut. Un incendie accidentel se déclencha dans le quartier des forges de la tour de Gorgoth dans les désolations d’Azgorh. Bien que les réparations furent lancées sur le champ, cette série d’accidents avec la pollution toxique de l’année précédente, en disait long sur un certain état de désorganisation. Néanmoins, les membres du conseil noir reprenaient espoir en envoyant des colons dans les terres les plus arides, notamment dans les steppes calcinées. Certaines cités comme Uzkulak, débordaient d’activité et regorgeaient d’esclaves approvisionnés par les immenses steppes orientales.

    En Bretonnie, les récentes conquêtes au sud parvenaient à éclipser le mécontentement du aux augmentations de la taille et de la gabelle qui frappaient le petit peuple. Celui-ci, versatile, manifestait sa liesse et son soutien à la famille royale et aux grands feudataires. La grande route partant de Bordeleaux se prolongeait désormais à travers les montagnes Irranas conquises par les chevaliers du Roi deux années auparavant. La capitale de Couronne en plein essor, attirait les artisans venus de tous les horizons du Vieux monde. Les campagnes se portaient bien et les récoltes furent exceptionnelles. Le Roi décidait de fortifier la frontière orientale de son royaume en faisant ériger toute une série de fortin dans les Montagnes grises et notamment le château de Banœil dominant le col de la Hache. Seule ombre au tableau, une recrudescence de pillards elfes noirs ravageaient les côtes de la province occidentale de Lyonnesse, réduisant en esclavage les quelques habitants des villages côtiers, mais surtout, et plus grave encore aux yeux des seigneurs bretonniens, les Elfes noirs capturaient de précieux chevaux qui comptaient parmi les meilleurs élevages du royaume. Ce dernier point leur était insupportable et une expédition fut levée.

    De son côté, le peuple impérial continuait à soutenir la politique de l’Empereur et des contes électeurs. Ces derniers mettaient en veilleuse leurs dissensions héréditaires pour faire bloc derrière Karl-Frantz. Preuve en est, ils firent voter à la diète impériale d’Altdorf (le « Volkshalle ») la reconnaissance de la primauté de la branche dynastique de Karl-Frantz et de ses enfants au détriment de Sigfried Ier de Carroburg représentant la branche cousine de l’Empereur et descendant direct de Magnus le Pieux. La légitimité du souverain s’en trouva fortifiée. Les campagnes demeuraient bien approvisionnées alors que les aménagements routiers se poursuivaient dans les provinces septentrionales du Nordland et de l’Ostland. La politique menée en Kislev contre son souverain semblait convenir à tous même si quelques voix s’élevaient pour protester contre le sort infligé aux alliés traditionnels du peuple impérial. Seul bémol, au cours du mois de Pflugzeit (mars), la marine marchande impériale qui revenait de Marienburg fut attaquée et coulée par des pillards norses au large des côtes du Wasteland. Les survivants furent même recueillis par des marchands bretonniens.

    Au nord, le fléau des hommes distillait la terreur au fur et à mesure de son implacable progression vers les terres civilisées. Kislev était aux abois, prête à tomber entre les mains des sombres dieux. Les vastes cités nordiques grouillaient d’une activité inhabituelle. Gor-Marak et les terres inhospitalières du Snaegrland attiraient des tribus venues de tout le septentrion norse. Ils venaient par clan, lors de grands rassemblements où l’on se livrait au commerce et aux sacrifices pour les dieux sombres. C’étaient l’occasion également pour renouer les liens de sang autour de grands feux et sous les vastes halls des huttes des chefs de clans. La route partant de Gor-Marak traversait toutes les terres du nord avant de piquer plus au sud dans le pays des trolls.

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    Webmaster amateur de ce présent site, général en chef des armées du Chaos depuis plus de dix ans, et futur gagnant de cette grande campagne!

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