• 2510: Opérations Militaires

    by  • 22 avril 2011 • An de Grâce 2510, La Campagne, Les Chroniques • 0 Comments

    Au moment de se lancer dans la grande guerre qui allait changer la face du Vieux monde, tous les peuples étaient assaillis par un doute. Les choix étaient-ils bons ? Les armées étaient-elles prêtes à en découdre ? Les alliés étaient-ils sûrs ? Sur ce dernier point, si les alliances militaires ne furent pas remaniées, il n’en demeurait pas moins qu’une certaine tension était palpable et les ultimes ambassades envoyées pour raffermir les liens de confiance revenaient parfois sans guère de certitudes.

    La conquête pour le Vieux monde commence et c’est au nord que retentissent les premiers fracas des armes

    Les Opérations Militaires

    Les Opérations Militaires

    Le Chaos prenait l’option de consolider sa position sur Kislev tout en essayant de forcer les défenses impériales en attaquant Erengrad. S’il parvenait à maintenir suffisamment de coordination entre ses armées, il pourrait revendiquer comme siennes les terres de Kislev.

    L’armée des Sympathie for the Khorne menée par Ludwig Vogel, acheva sa besogne commencée l’été précédent sur les bords de la Kalka et se présenta devant les murs de Kislev (13) au mois de Nachexen (janvier). Elle était soutenue par l’armée de Harry Hammersjold qui opérait depuis Praag (12). Autour de la cité, tout n’était que désolation. Les terres enneigées avaient été abandonnées et la population entière s’était réfugiée entre les murs de la capitale du Tsar rouge. Celui-ci se tenait auprès de son peuple, prêt à endurer le pire. Mais sans armée, les faibles milices ne purent repousser l’inévitable. Alors que les murailles étaient prises d’assaut, une terreur sans nom plongeât la population kislévite dans un désarroi incommensurable. Et lorsque les portes de la cité cédèrent sous les coups de boutoir des machines infernales, nombreux furent ceux qui défaillirent. Le massacre fut épouvantable. Les hommes en âge de combattre furent en grande partie exterminés, les temples furent saccagés, leurs coupoles aux bulbes dorés mises à bas. Le reste de la population tomba dans un horrible esclavage. Kislev n’était plus.

    Il ne restait donc plus que la cité d’Erengrad à prendre. Entre les mains de l’armée impériale, son peuple n’aspirait qu’à la victoire de l’occupant, la domination d’un humain étant cent fois plus agréable à ses yeux que celles de ces créatures psychotiques. Surtout, les Erengradois avaient eut vent du traitement infligé à Kislev et plus encore à Praag par les armées chaotiques. Ce fut donc les Black dogs menés par le Prince Démon de Tzeench Borel, baron de la décadence, qui fit mouvement des marches du nord pour s’emparer du port kislévite (11). Face à elle, l’armée impériale de l’archidiacre ostlendais Rédolf Raukov avait initiée une contre attaque sur Kislev. Mais Borel fut le plus prompt à la manœuvre. Informé par ses éclaireurs et quelques traîtres sournoisement choisis au sein de l’armée impériale, il parvint à en anticiper les mouvements de son ennemi. Borel engagea les forces impériales à une cinquantaine de milles à l’est d’Erengrad, sur la route menant à Kislev. Nous étions au printemps et sous l’effet du réchauffement, la terre était devenue un vaste champ boueux. Acculé, Raukov n’avait pas d’autre choix que de mener bataille. En partie encerclé par l’ennemi bien plus mobile que lui, il parvint, contre le cours du destin, à remporter une courte victoire sur les chaotiques. Erengrad était sauve. Du moins pour un temps…

    Plus à l’est, dans les montagnes du Bord du Monde, l’armée des Dark side of the Moorslieb s’entendait avec l’armée naine du chaos de Bordhröm l’usurpateur pour aider ce dernier à s’emparer de Karak Ungor. Mais le plan échoua car l’armée des serviteurs d’Hashut fut interceptée bien plus au sud par une autre armée impériale.

    Enfin, l’armée des Wild horses menée par Vilidric le déchu bifurqua au sud des terres du Vieux monde pour s’emparer de la stérile région du cratère de la résurrection. Par cette entreprise, le chaos s’assurait le contrôle des vastes terres méridionales.

    Des troupes fraîches venaient gonfler les armées en marche, principalement les Black dogs bien affaiblis et celle de Ludwig Vogel sur Kislev. Enfin, une vaste armada sortait des entrailles du Pic de l’enfer, prête à fondre sur les côtes du Vieux monde.

    De leur côté, les stratèges impériaux devaient faire face à une situation délicate. Même si elles ne souffraient pas d’un désavantage numérique, les armées impériales étaient étalées sur un large front allant d’Erengrad jusqu’à Karak Kadrin à plus de dix jours de marche l’une de l’autre. Ce front étiré rendait les armées impériales plus isolées là où les chaotiques avançaient de manière groupée. Plutôt que d’attendre la marée chaotique déferler, les marchalls de l’Empire rassemblés dans le palais impérial de Karl-Frantz lui suggérèrent une manœuvre audacieuse qui visait à attaquer le chaos là où il était le plus fort, mais là aussi où il s’y attendait le moins. L’idée était donc de contre-attaquer sur la cité de Kislev et de désorganiser ainsi la ligne de front du chaos. L’Empereur donna son accord. La difficile tâche fut confiée à l’archidiacre Raukov et son armée de fidèles sigmarites ostlendais. Le prêtre de Sigmar, comme tous les Ostlendais, était d’une loyauté sans faille au trône d’Altdorf et l’Empereur préférait un homme volontaire et décidé, qui ne risquerait pas de succomber aux affres de la séduction et de la perfidie des dieux de la ruine. Ainsi, Raukov devait conduire l’attaque de la Pieuse inquisition sigmarite sur Kislev (13) soutenu par l’armée de Karl Ludenhof basée sur les terres noires de l’Urskoi (14).

    Enfin, le plan impérial réservait au duc ulricain Von Todbringer d’embarquer son armée dans le port de Salzenmund et de débarquer sur Erengrad pour consolider la place abandonnée par Raukov (11).

    Mais ce qu’avait négligé les marchalls impériaux, c’est que Tzeench n’était pas appelé le maître de la trahison pour rien. Les sectes chaotiques à l’œuvre dans les cités impériales depuis des décennies avaient infiltré les plus hauts rangs de la société impériale. Si beaucoup de ces sectes n’avaient qu’une influence limitée, il y en avait bien une sur Altdorf qui était parvenue à gangréner toute l’aristocratie locale : il s’agissait de la société de la Main Pourpre, en façade une société d’érudits rompus aux arts alchimiques, en vérité une secte de fidèle à la solde de l’Architecte de la destinée, le tortueux Tzeench. Parmi eux, une jeune femme au destin prometteur du nom d’Etelka Herzen parvint à placer sous sa coupe le Reikmarchall Otto von Bluchër. Elle en soutira des informations essentielles sur les plans militaires des impériaux. Ainsi, l’armée de Raukov fut interceptée alors qu’elle venait de quitter Erengrad en direction de Kislev. Quant à l’armée de Todbringer qui effectuait la traversée en mer, elle fut intoxiquée par une rumeur véhiculée par des agents de Tzeench colportant que le port d’Erengrad était déjà tombé entre les mains du Chaos. Mal préparé à entreprendre un siège, Todbringer fit demi-tour et regagna Salzenmund, le cœur amer (25). De son côté, Raukov parvenait à remporter une victoire in extremis sur les chaotiques (voir « rapport de bataille »).

    Restait l’armée du marchall Kurt Leitdorf alias « Sylvanicus ». Plutôt que de prendre la direction de l’ouest et de regagner les prairies de l’Ostermarck, elle prit l’option d’engager l’armée naine du chaos de Bordhröm dans les landes désolées de Draken Moor (27). Le Zarandim fut surpris par la manœuvre et il dut se résoudre à combattre un ennemi largement supérieur en nombre. Il fit face héroïquement et fit subir moultes pertes à l’armée impériale, mais il fut finalement entièrement défait (voir « rapport de bataille »). L’empire s’emparait ainsi d’un territoire situé sur les contreforts orientaux des Montagnes du Bord du monde, bien loin de ses terres…

    A la fin de l’année, les armées de Ludenhof dans les terres noires et de Raukov sur Erengrad étaient renforcées. De même, l’armée impériale de Leitdorf souhaitait se réapprovisionner mais à sa grande surprise, les Nains de Kadrin coupèrent les voies de ravitaillement, faisant ainsi payer aux Impériaux leur défaut d’engagement à leurs côtés l’année précédente lors de l’attaque sur la Lance d’argent.

    Sur la route qui la menait à Middenheim, Etelka Herzen était perdue dans ses pensées, à peine perturbée par les secousses qui agitaient la diligence lancée à pleine vitesse. Partie précipitamment d’Altdorf la veille, elle emportait avec elle de lourds secrets d’Etat. Combien elle se réjouissait d’avoir pu initié ce maréchal d’empire à cette cérémonie factice pour sa soit-disante élévation spirituelle. Cela lui avait coûté du temps, certes, mais lorsque Von Bluchër était dans la demeure du riche marchand Teugen dans sa toge écarlate et écoutant chacune des phrases du rituel qu’elle officiait, elle ressentit toute la puissance de son pouvoir de manipulation.
    Ces informations capitales qu’elle avait obtenues sur les opérations militaires impériales bien loin au nord, allaient lui donner toute la reconnaissance de son ordre. Voir, peut-être, un accès à certains ouvrages interdits sur les pratiques de sorcellerie. Tout cela, bien sûr, si le Grand Magister en Middenheim le lui accordait. Un jour peut-être, le grand Architecte en ferait sa favorite. Mais en attendant, il fallait faire vite. Elle fronça ses sourcils en repensant à ce groupe d’aventuriers qui étaient à ses trousses depuis son passage dans la baronnie Wittgenstein. Oui, que voulaient ce groupe hétéroclite, ces deux elfes, ce gladiateur humain et ce hobbit ? Il fallait faire vite, très vite. Sur son visage de cire aux yeux bleus arctiques passa comme l’ombre d’un nuage.

    Engagées sur deux fronts, les armées naines optaient pour un retrait à l’est. Naïn Ier délaissait la Lance d’Argent à contre cœur, mais il avait reçu un ordre exprès de son père Thorgrimm. Seule une petite garnison demeurait sur place alors que le reste de l’armée empruntait la route passant par Karaz-a-Karak afin de se rendre à l’ouest dans les Montagnes noires via le célèbre Col du feu noir (65). C’est dans cette même région qu’une petite troupe qui regagnait les citadelles des montagnes grises fut prise pour cible par des orques en maraude (voir « rapport de raid Orques vs Nains »)

    L’armée de Kédric Daemonson se retirait du Mont Gundbad sur le Fort du Tueur (36). Enfin, l’armée de Kalis Fiendbar restait sur la citadelle de Zuhfbar (49).

    Sur le front ouest, les Nains planifiaient la grande invasion des riches cités tiléennes. Le plan était simple. Deux armées s’élanceraient au nord et au sud du pays, devraient s’emparer de Miragliano et de Luccini avant de faire jonction au centre dans la région de Rémas. Cela exigeait coordination et détermination. Mais les Nains ne semblaient pas en manquer.

    Au nord, le rusé Turmur s’élança des Voûtes en direction de la cité lacustre de Miragliano (72). Le seigneur Nain de Karak Izor avait emmené avec un lui un poison toxique qu’il avait découvert dans l’antre du Mont purulent. Après des négociations d’usage pour obtenir la reddition pacifique de la cité et face au refus des fiers Tiléens, Raphed Turmur se résolut à forcer leur consentement . Manipulé avec précaution, le poison fut déversé dans les eaux souterraines de la cité. En quelques heures, une variante d’un typhus foudroyant se déclencha. Plusieurs milliers d’habitants périrent en quelques jours. Les survivants se rendirent et furent placés en quarantaine. Les effets du poison étaient tellement virulents qu’il fallut plusieurs semaines avant que l’armée naine n’investisse réellement les lieux. Turmur avait donné le ton de la conquête de la Tilée : elle serait loin d’être des plus bucoliques.

    Du littoral sablonneux de Thracia, l’armée de Keener Emeror de Karak Hirn contournait les montagnes en prenant la pointe sud de la Tilée avant de repiquer plus au nord à travers les fertiles terres de la plaine luccinienne (84). L’armée mit le siège devant Luccini. Après plusieurs semaines d’un bombardement intensif, Luccini tomba, alors que le conseil des marchands de la cité et les prêtres de Moor remettaient les clés de la cité aux Nains victorieux. A l’été 2510, les Nains contrôlaient la majorité du pays.

    La flotte naine dans le golfe de Thracia, venait en appui des armées en campagne et se positionnait au large du littoral luccinien (157).

    En hiver, une nouvelle armée était levée en Karak Izor (63) alors que l’armée de Raphed Turmur recevait des renforts de sa citadelle mère ainsi que l’armée de Daemonson sur Kadrin.

    A l’est, le peuple d’Hashut était dans l’expectative. La vaste offensive lancée sur les royaumes nains semblait hésitante suite à la défaite de Bulträag le Vaniteux au pied du Mont terne croc. Retranché dans les prairies fertiles autour des Portes de Zharr, le seigneur de Zharr Naggrund observait son ennemi Naïn via ses éclaireurs. Surpris par le mouvement du Prince qui dégarnissait sa défense, il choisi toutefois de ne pas porter le siège sur la place forte, même si ses lieutenants, avides de revanche, l’aiguillonnaient dans ce sens. Non, Bulträag prit contact avec l’armée de Kirnskith le Granitique dans la chaîne des Monts cendreux et planifia une attaque concertée sur le repère skaven du Mont bossu en Terre des loups. Bulträag porta son attaque au début de l’été, lorsque les steppes devenaient praticables après le dégel du printemps. Faisant même alliance avec les quelques tribus gobelinoïdes qui arpentaient ces terres faméliques, le Zarandim se porta devant le Mont bossu (79). Cette montagne solitaire truffée de galeries, tranchait avec le plat désespérant de cette steppe herbeuse. Les Nains du Chaos creusèrent tout un système de sape et firent jonction avec les tunnels de la forteresse. Une attaque coordonnée en surface et en profondeur donna à Bulträag la victoire sur la vermine des Hommes-rats.

    Dans le nord des Montagnes du Bord du monde, la situation s’avérait plus délicate. Face à un rideau d’armées naines et impériales déterminées, Bordhröm l’usurpateur, en infériorité numérique, n’avait que peu de choix. Son allié chaotique lui en donnait un en le soutenant dans une offensive contre le repère gobelin de la nuit de Karak Ungor. Prendre la citadelle permettrait surtout au Nain du chaos de faire jonction avec son allié pour la suite des opérations. Mais la sagacité impériale en décida autrement. Bordhröm fut intercepté alors qu’il s’apprêtait à faire mouvement. Il livra, dans les marécages de Draken Moor (27), une bataille mémorable.

    La flotte continuait à mouiller dans le port de Bar-Nigurraz (175).

    A la fin de l’année, une nouvelle armée était constituée sur la capitale Zharr Naggrund l’industrieuse (29), alors que Kirnskith le granitique recevait quelques renforts de la Tour de Gorgoth.

    Dans le port ensoleillé de Magritta, les Bretonniens avaient installés leurs quartiers et mis en place leurs hommes aux postes clés de la ville. Mais déjà, le duc Amaury de Brionne portait bien loin son regard vers les mers du sud. Ses ambitions de conquêtes étaient bien loin d’être éteintes et ses hommes avaient foi pour lancer leur fougue contre tous les infidèles qui oseraient se dresser contre eux. En secret, le duc prépara une expédition pour la conquête de l’Arabie. Plusieurs semaines durant, ses agents s’activèrent pour faire propager de fausses rumeurs et glaner le maximum de renseignements sur les ports arabiens. Il fallait également équiper une flotte capable d’emmener hommes et chevaux pour une traversée qui pouvait toujours s’avérer périlleuse.

    Finalement, en Sommerzeit (mai), après avoir prié la dame et fait offrande au temple de Mannan, la formidable armada mit les voiles vers le sud en direction des côtes arabiennes. La traversée du grand océan occidental se fit sans encombre et trois jours plus tard, les galions bretonniens émergèrent de l’horizon face au riche port de Copher (104). L’armée débarqua à quelques encablures du port après avoir coulé quelques galères arabiennes. Le duc fit le siège du port arabien avec l’armada en soutien qui bloquait toute sortie de navire. Espérant un temps le soutien des autres cités arabiennes, les Cophériens résistèrent, mais ne voyant toujours rien venir du haut de leurs minarets, ils cédèrent et firent ouvrir les portes au duc et à sa suite. Les impétueux chevaliers déboulèrent dans la cité opulente et mirent la cité à sac, affamés par les richesses de cette civilisation.

    Bien loin au-delà des océans, dans les Montagnes grises, l’armée ducale de Cassyon de Montfermeil reprenait cette vieille marotte des seigneurs de Parravon : s’emparer de la demeure du Lichmeister sur le Mont de Krell (45). Après l’échec de la précédente expédition deux années auparavant, Cassyon décidait d’employer les grands moyens. Il fit jonction dans la vallée du Haut Taille-pierre avec la compagnie des gentilshommes menée par son rival le Comte Raoul dit « Longue épée ». Mettant pour un temps leurs griefs respectifs de côté, ils engagèrent leurs hommes sur les pentes du mont brumeux. Installant leur camp autour de la forteresse, ils furent un peu dépités lorsqu’ils constatèrent que des serviteurs noirs étaient à l’œuvre pour fortifier le lieu. Il fallait faire vite. Une ancienne sape, héritage d’une entreprise de jadis, fut réhabilitée. La forêt alentour fut abattue afin de construire des engins de siège imposant. Face à l’opiniâtreté du vieux nécromant, les Bretonniens tentèrent même de lui acheter la victoire en lui proposant des artefacts anciens détenus par les moines de la Maison Taal. Mais rien n’y fit. Le siège se prolongea tout au long de l’année et les hommes prenaient leur mal en patience alors que la première neige recouvrait les baraquements de fortune sur les contreforts escarpés du site.

    La flotte de Brionne contourna la pointe estalienne et alla se poster en rade de Magritta pour prendre le relais de la grande armada partie pour l’Arabie (152).

    Depuis plusieurs mois déjà, les côtes bretonniennes étaient exposées aux pillages de plus en meurtriers des Elfes noirs sous le commandement du cruel Yglin Niolôth. En Nachgeheim (juillet), une flotte des étranges Garde noire arriva en vue des côtes de Lyonnesse. Plusieurs villages côtiers furent pillés et les malheureux emportés dans les cales des monstres flottants. Décidé à ne plus subir ces outrages, le jeune comte Théodebald, originaire de ces terres, réuni ses vassaux dans la demeure familiale afin d’aller sécuriser les côtes. Ses hommes patrouillèrent des jours durant sur la côte mais la flotte elfe noire s’était retirée. Les chevaliers demandaient à être délivrés de leurs obligations pour retourner dans leurs fiefs mais Théodebald souhaitait encore les garder avec eux. Et c’est installés dans leur campement sur l’une des rares plage non escarpée du littoral de Lyonnesse, que la petite ost du Comte faillit bien être surprise.

    Le débarquement de Homabiche (raid côtier 1500 points Bretonniens vs Elfes noirs)

    A l’aube du 27 de Nachgeheim 2510, des navires aux sombres formes fendaient les eaux plates en approche des côtes. Alors que les hommes du Comte étaient tous endormis sous leur tente et qu’une sentinelle luttait à grand peine contre le sommeil au coin d’un feu, les Elfes noirs d’Yglin Niolôth, mirent discrètement pied à terre. Mais lorsque l’hydre de guerre fut extirpée au fouet des cales de l’arche noire, celle-ci lâcha un sifflement strident qui couvrit le bruit du ressac. Les Bretonniens furent tirés de leur sommeil. La sentinelle sonna l’alarme et bientôt une panique s’empara du camp. Il fallu toute l’autorité du jeune Théodebald pour mettre les siens en ordre de bataille précipité. L’attaque surprise pouvait avoir de funestes conséquences.

    Tant bien que mal, Théodebald organisait sa défense sur la pente herbeuse qui menait jusqu’à la plage. Il se plaçait au centre avec sa garde de chevaliers du royaume flanqué directement à droite et à gauche de jeunes cadets de famille en quête de gloire. Mais certains d’entre eux, qui avaient manifestement trop abusé la veille du cidre que l’on trouvait dans cette région, prenait du retard pour s’équiper et se mettre en ordre de bataille. En première ligne, des sergents montés, en bon soudards, réajustaient leurs étriers. Sur le flanc gauche de Théodebald, des chevaliers ayant démontés prirent position derrière une petite butte. Sur l’extrême flanc gauche, les chevaliers sur leurs pégases avaient du mal à se repérer dans la pénombre, malgré les premières lueurs matinales qui pointaient face à eux. Enfin, bien plus à droite, isolé, un petit contingent de chevaliers avait la difficile tâche de contourner l’ennemi une fois celui-ci engagé dans la bataille.

    Le perfide Niolôth souhaitait jouer sur l’effet de surprise et c’était en partie réussi. Mais les siens manquaient de coordination et ils perdaient ainsi de leur avantage. A la tête d’une poignée de Garde noire au centre, Niolôth était directement appuyé par l’hydre de guerre, un char tiré par des sang-froid et une unité de corsaires. Chaque flanc était protégé par des arbalétriers en ligne et sur le flanc droit des harpies caquetaient en agitant leurs ailes.

    Les rapides Elfes noirs s’élancèrent sur leur ennemi encore abasourdi, le char en tête. Les Bretonniens, à leur habitude, ne se posèrent que peu de question et enfourchèrent leur monture pour en découdre en frontal avec cet ennemi qu’il traquait depuis plusieurs semaines. Sur le flanc gauche, les chevaliers gravirent le talus. Les harpies engagèrent les sergents qui ne furent pas de taille. Deux d’entre eux furent éventrés par les griffes acérées des créatures et les autres prirent la fuite avant d’être rattrapés et massacrés devant un froncement de sourcil de Théodebald.

    Si les tirs des arbalètes à répétition s’avéraient meurtriers sur la cavalerie bretonnienne sur le flanc droit et les lourds chevaliers à pied, c’était bien au centre que tout allait se jouer. Une fois tout le monde réuni, le Comte se lança sur la pente jusqu’à la grande plage de galets. Le char Elfe noir fut mis hors d’usage, les sang-froids et l’équipage massacré. Les chevaliers errants appuyaient la cavalerie du Comte. Le centre elfe noir ne put bénéficier de l’initiative du combat et la cavalerie de Théodebald dispersa la garde noire comme un fétu de paille. Dans sa fuite, Niolôth fut piétiné. Les corsaires subirent le même sort, alors que l’hydre de guerre était engagée au même moment par les chevaliers à pied qui parvenaient à tenir tête (si l’on peut dire face à une hydre…). A l’arrière des lignes, les harpies étaient repoussées par les chevaliers pégases en couverture.

    La bataille s’achevait en massacre. Sitôt débarqués et leur centre enfoncé, les survivants réintégrèrent leurs navires. Avec l’apparition du soleil à l’horizon, la menace elfe noire était écartée. Pour un temps.

    Résultat : Massacre en faveur du bretonnien

    A la fin de 2510, une réorganisation était opérée au sein du corps expéditionnaire en Arabie. Une petite armée était ainsi levée avec des troupes provenant de l’armée du duc de Brionne renforcée par des hommes venus de Bretonnie via convoi maritime. Cette armée prenait la direction de Lashiek, la cité des corsaires (107).

    Au pied du Mont de Krell, l’armée de Cassyon de Montfermeil était renforcée pour poursuivre son entreprise. Enfin, une petite flotte sortait de l’arsenal de l’Anguille et devait assurer la protection des côtes septentrionales du pays.

    Au sud, les serviteurs de Nagash continuaient leur expansion rampante. Malgré le ressaisissement et la levée de nouveaux cadavres, l’équilibre semblait précaire pour les Vampires. Ces derniers cherchaient à consolider leurs alliances tout azimut. En plus de celle qu’ils entretenaient avec les Nains du chaos, ils sollicitèrent les chaotiques. Nagash manda un puissant nécrarque du nom de Nalbucor, en Karak Vlag, bien loin au nord. Après plusieurs semaines d’un périlleux voyage, Nalbucor et sa suite parvinrent à la citadelle de Tzeench. Là, ils tissèrent alliance avec les suppôts du dieu retors contre leurs ennemis communs, Hommes et Nains.

    Mais le plus ardu était certainement d’obtenir la neutralité des Rois de tombes malgré les mouvements entrepris dans les Marais de morts, menace pour Khemri et Numas. Plusieurs ambassades firent aller-retour durant le printemps. Pensant pouvoir tenir son ennemi au sud par la diversion, Nagash fit envoyer ses armées vers le nord. L’ost de Nagash fit route vers les Badlands (89). En Lhamia, la Comtesse Layla se retira sur sa flotte et fit voile vers les lointaines îles du dragon, dans la mer de l’effroi (99). Elle débarqua sous la pleine lune et s’enfonça dans la jungle pour arracher ces terres sauvages aux quelques tribus peaux-vertes qui y résidaient. Mais elle laissait derrière elle Lahmia non défendue, et les morts de Néhékara n’allaient pas se faire prier.

    Pour Wallach, plus au nord, la conquête de Karak Azul ne signifiait pas l’aboutissement de ses sombres projets. Dès le printemps, après la fonte des neige, il se renfloua magiquement et alla porter le fer dans la grandiose vallée des Huit Pics plus au nord. Karak aux huits pics était devenue un nomans’land entre plusieurs peuples qui se disputaient ses richesses. Le Roi nain Bélégar était parvenu avec des exilés de la cité, à arracher des mains des peaux-vertes quelques pièces des niveaux supérieurs alors que dans les bas-fonds de la citadelle régnaient les hommes-rats. C’est dans ce contexte délicat que Wallach partit à l’assaut. Faisant dans un premier temps alliance avec les Orques, il délogea les Nains qui durent retraiter hors de la vallée. Puis Wallach trahi ses engagements et massacra en une nuit ses anciens alliés pour s’emparer des niveaux supérieurs de la citadelle. Dès lors, s’engagèrent de longues semaines passées à combattre les Skavens. En kaldezeit (octobre), les derniers rats refluèrent en profondeur. Mais auparavant, ils lancèrent une attaque surprise en surface près de la porte est.

    L’expédition de Trisit Tue-vite (raid de 1500 points Comtes vampires vs Skavens)

    Contacté par ses congénères, le chef de clan Trisit Tue-vite du clan Mors, avait dans l’esprit de repousser les morts-vivants contre la porte est alors que les autres rats lanceraient une contre-attaque des profondeurs. Mais Trisit n’était pas né de la dernière épidémie de peste. Il avait soigneusement convenu avec le clan Eshin qu’une fois les morts-vivants défaits, ses alliés d’un jour périraient sous la lame d’un mystérieux assassin.

    Dans la vallée rocailleuse, où seul un antique pilier nain en ruine rappelait la civilisation qui prospérait jadis, les régiments de rats grossissaient à vue d’œil. Trisit s’était placé essentiellement sur le flanc gauche soutenu par deux régiments de guerriers des clans pourvus en machinerie du clan Skryre. A l’extrême flanc gauche, face à un bosquet de conifère rabougris, les moines du clan pestilens s’étaient déployés, flanqués des inévitables prêtres aux encensoirs méphitiques et de tireurs jezzails. Toute la première ligne était occupée par des hordes d’esclaves qui couinaient comme des pauvres diables sous les coups de fouets de leurs cruels maîtres.

    Face à la menace, Wallach avait envoyé son plus fidèle lieutenant qui composait son arrière-garde. Il s’agissait de Niolescu, un vampire qui avait jadis servi dans l’ancienne cité maudite de Morgheim. Il s’était déployé sur son flanc droit, derrière le bosquet. A ses côtés, toute une sinistre confrérie d’éthérés : spectres menés par une banshee et une cavalerie de revenants. Au centre, des masses de zombies récemment revenus à la non-vie, étaient prêts à absorber la horde grouillante. Sur le flanc gauche, des nuées de chauve-souris, des chauves-souris vampires et des loups funestes se tenaient prêts à en découdre.

    Les Morts-vivants s’élancèrent autant que le pouvaient leurs membres décharnés. La nuit était noire et seules ces deux races infernales pouvaient se battre dans une telle obscurité. Le flanc droit de Niolescu manœuvra rapidement. Il ne trouverait guère d’opposition face aux esclaves déployés face à eux. C’est sur le flanc droit que tout pourrait se jouer. Les cavaliers revenants se dématérialisèrent et franchirent le bosquet à une vitesse surnaturelle, alors que les spectres les accompagnaient, répandant une brume bleutée derrière leur passage. Au centre, les zombies se déambulaient grotesquement, perdant qui d’un bras, qui d’une jambe au passage.

    Les skavens voulaient défaire au plus vite les éthérés avant de tomber sur le reste de l’armée. Une rafale de tir de jezzails emporta un revenant définitivement dans l’au-delà. Les encenseurs se positionnèrent. Pendant ce temps, le technomage ne parvenait pas à activer sa malefoudre et les Morts-vivants invoquaient quelques zombies qui se constituaient derrières les lignes d’esclaves au centre du champ de bataille.

    Les premiers contacts se révélèrent difficiles pour les guerriers de Niolescu. La cavalerie revenante fut broyée par les fléaux des encenseurs. Pire, Niolescu, monté sur sa monture ailée, pensait perturber Trisit en se mettant à l’arrière des lignes du général skaven. C’était sans compter les fourbes engins du clan Skryre : une grêle de plomb de malepierre conjugués aux projections d’un lance-flamme, réduisait Niolescu en cendres. Seule la gatling des Hommes-rats s’emballa et plusieurs esclaves furent arrosés de projectiles.

    Toutefois, la balance allait s’équilibrer sur le flanc droit de « feu » Niolescu lorsque la banshee parvint à faire éclater les crânes des porteurs d’encenseurs grâce à son cri strident. Au centre, les deux régiments de guerriers des clans furent engagés par les zombies. S’ils parvinrent à prendre le dessus au début, la masse sans cesse régénérée par la magie des cadavres ambulants eut finalement le dessus. Surtout que le troisième régiment où se trouvait Trisit, un peu plus à gauche, céda nerveusement face à la terreur inspirée par les éthérés. Comme un jeu de dominos, tout le centre skaven s’effondra et un vent de panique se propagea tel un incendie. Trisit Tue-vite fut rebaptisé ce jour-là Trisit Court-vite. Karak-aux-huit-pics était aux mains des Comtes-Vampires.

    Résultat : Victoire majeure en faveur du Comtes-Vampires

    L’ost de Mannfred, profita d’un apport magique provoqué par la réussite d’un antique rituel contenu dans un des neuf livres du Traité de nécromancie de Nagash. Elle put ainsi doubler sa marche et quitta les rivages de la mer de fiel pour atteindre Karak Azul, délaissée par Wallach (91).

    Enfin, le Mont de Krell était de nouveau assailli par les entêtés bretonniens.

    Restaient les seigneurs de la Terre des morts. Bien déterminés à reprendre leur bien, les Rois de tombes répandirent des paroles fielleuses à qui voulaient bien les entendre. Mais ils ne faisaient pas grand mystère de leurs appétits de conquête. Ils se portaient uniquement sur la cité de Lahmia. La légion du serpent de Lybaras rompit la neutralité des rois des tombes en se lançant depuis les terres de savane sur le port maléfique, berceau de la race cruelle des suceurs de sang (113). Soutenue par la légion du faucon de Numas, les troupes de Khalida dressèrent un camp fortifié autour de Lhamia, tel une sinistre parodie des sièges de jadis. Il était étrange d’ailleurs de voir ces deux armées mortes animées par des volontés implacables, se battre sans un son, à l’exception de celui produit par le fracas des armes ou des cordes tendues des catapultes à crânes. Malgré la puissance déployée, Lahmia ne tombât point. Mais ses jours semblaient comptés.

    En Zandri, la légion immortelle préparait ses défenses face à une éventuelle attaque de l’ost de Nagash. Mais l’armée des Comtes-Vampires fit demi-tour vers le nord. La flotte, elle, restait en rade dans le grand port en partie ensablé (170).

    La vaste entreprise n’effaçait pas tous les échecs. Résolument, l’Arabie se montrait définitivement rebelle. Les représentants scythiens de la secte du Faucon lunaire furent dénoncés par des prêcheurs arabiens de l’austère Marthek. En quelques jours, la population en colère lapida les fidèles qui vénéraient les « dieux morts » tel qu’ils les appelaient. L’entreprise de prosélytisme engagée par les Rois de tombes deux années plus tôt s’acheva dans le sang.

    Il en fut de même avec les espions envoyés contre les Comtes-Vampires. Ils furent démasqués à peine arrivés à Naggashizzard.

    Fin 2510, deux armées émergeait des cités de Numas et de Bhagar, prêtes à s’étendre au sud et nord du royaume. La formidable machine des Rois des tombes était lancée.

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