• Warhammer & Nous

    by  • 17 septembre 2008 • Présentation du Site • 0 Comments

    sommes une petite bande de trentenaire et cela fait maintenant 18 ans que la plupart d’entre jouons à Warhammer et n’avons jamais été gagnés par la lassitude. Certains diront que Games Workshop a su renouveler sa gamme et entretenir la flamme au fur et à mesure des éditions. C’est en partie vrai, même si on a pas toujours eu des bons crus en la matière et que la qualité des éditions a bien varié selon les époques.

    Nous avons commencé pour notre part lors de cette transition charnière entre les dernières heures de la 3ème édition et l’avènement de cette 4ème édition qui a profondément bouleversé le jeu, et qui fut certainement la plus innovante. Si elle fut celle de la « démocratisation » du jeu, elle fut aussi celle de tous les excès, ce qui devait se concrétiser davantage avec cette pâle copie que fut la 5ème édition assortie de quelques gammes de figurines qui suscitent encore chez nous des sentiments ambivalents, entre frémissements d’horreur et rires incontrôlables face à certaines compositions à la limite du ridicule. C’est que Citadel nous avait habitués à bien mieux. La 6ème édition fut celle du retour à un certain équilibre, évacuant le gros billisme et laissant la place à davantage de subtilité tactique. La 7ème, en soit, n’est qu’une ultime version de la précédente intégrant tous les erratas et les questions que se sont posés bien des joueurs de Battle depuis sa création, le tout combiné au bon équilibre de la précédente. Bref, elle est bien.

    A La Conquête du Vieux Monde

    A La Conquête du Vieux Monde

    Si nous n’avons pas connu la 1ère édition, si la 2nde, pour y a voir joué une fois, semblait bien loin de l’univers de Warhammer, je souhaiterai rendre hommage à cette édition si particulière que fut la 3ème. Nous n’y avons joué que plus tard quelques années après notre apprentissage de la 4ème. Certes, elle ne brillait pas par sa simplicité et sa fluidité. Les combats y duraient plus longtemps encore que le temps que mettrait un zombie pour traverser les Terres sombres, la magie était du grand feu d’artifice et le jeu hésitait finalement entre la hauteur de vue du wargamme stratégique et le détail jeu de rôlesque avec des profils trop denses. Bref, c’était un véritable capharnaüm, mais c’était la meilleure : pourquoi ? Parce qu’elle avait une ambiance. Les bouquins sont des chefs d’œuvre et surtout, cette édition a su le plus mettre en avant le monde de Warhammer.

    Si ce jeu est toujours une passion, c’est parce qu’il y a un monde qui l’habille, un univers que les figurines ne font que mettre en relief. Warhammer aurait pu être un bête condensé syncrétique mal digéré de plusieurs époques historiques, de plusieurs jeux et de plusieurs univers fantastiques, quelque chose entre du Tolkien affadi et du AD&D. Mais les auteurs ont su l’éviter. Le monde a réussi à prendre corps et il possède sa propre originalité dans cette lutte baroque entre les forces du chaos et les peuples qui sont nés de la folie créatrice d’une race extraterrestre. Warhammer ne se réduit pourtant pas qu’à un univers de violence, même si le sombre domine. Une certaine féérie, moins apparente, y est néanmoins présente.

    Notre première expérience à Warhammer, ce fut certes autour d’une table, mais d’une table de rôlistes. Nous avons commencé à nous aventurer dans cet univers bien jeunes, peu avant de nous lancer dans les figurines. Ce fut des séances mémorables avec des groupes différents même si j’éprouve encore une nostalgie toute particulière pour mon premier groupe, mes deux elfes et mon humain qui, à eux-seuls, enrayèrent des complots de démonistes, mirent fin à une malédiction familiale épouvantable, sauvèrent un comte électeur de Middenheim, vainquirent un dragon en duel mental, pourfendirent un terrible mardaag, sauvèrent encore au passage un duc bretonnien et ramenèrent un marteau-relique vénéré comme le saint-Graal… Voilà, donnez moi une armée de ces trois PJ avec leurs profils convertis pour les figurines, accordez-moi quelques jets de dés d’un des leurs (un protégé de Lliadriel), et je vous annexe le Vieux Monde en moins de temps qu’il ne faut pour un estomac de Troll pour digérer un gobelin filandreux. Des anecdotes de nos séances transparaissent d’ailleurs dans les chroniques de cette campagne. Au fond, c’est tout cet univers que nous avons voulu faire revivre.

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